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Un problème d'envergure mondiale
 
Image satellite de la pollution lumineuse dans le monde.
Source: P. Cinzano, F. Falchi (University of Padova), C. D. Elvidge (NOAA National Geophysical Data Center, Boulder)
© Royal Astronomical Society
 
 

À travers le monde, l’usage abusif de l’éclairage nocturne détériore chaque jour davantage la qualité du ciel étoilé. Depuis près d’une quarantaine d’années, de nombreux gestes sont posés dans le but de conscientiser à la fois les dirigeants politiques et la population sur l’importance du problème, comme en témoigne cette brève chronologie :

  • 1972 : La ville de Tucson en Arizona devient la première ville à adopter une réglementation sur l’éclairage extérieur.
  • 1988 : Des représentants de nombreux pays se regroupent pour fonder l’International Dark-Sky Association (IDA)  dont la mission est de préserver et protéger l’environnement nocturne et le patrimoine que constitue le ciel étoilé par un éclairage extérieur de qualité. L’IDA compte aujourd’hui 10 000 membres et 450 organismes répartis dans 70 pays.
  • 1988 : Les autorités de la région environnant le Mont Mauna Kea situé sur Big Island (Hawaii), où se trouvent des observatoires astronomiques réputés, mettent en place des réglementations strictes concernant l’éclairage nocturne. Aujourd’hui, la qualité du ciel étoilé de cette région attire chaque année plus de 100 000 touristes.
  • 1991 : Dans le but de favoriser la préservation du ciel étoilé au Canada, la Société royale d’astronomie du Canada (SRAC)  instaure un programme de soutien et de reconnaissance pour les organismes et les municipalités qui s’engagent à lutter significativement contre la pollution lumineuse. C’est ainsi qu’entre 1997 et 2006, six réserves de ciel étoilé ont été reconnues par la SRAC : Torrance Barrens (Ontario, 1997), Fraser Valley (Colombie-Britannique, 2000), Cypress Hills (Saskatchewan & Alberta, 2004), Point Pelee (Ontario, 2005), Beaver Hills (Alberta, 2006), Mont-Mégantic (Québec, 2006). Faute de critères précis, l’expression « réserve de ciel étoilé » qui désigne ces sites ne garantit malheureusement ni la noirceur effective du ciel ni sa protection. Elle a toutefois le mérite de sensibiliser la population sur l’importance de préserver le ciel étoilé.
  • 1992 : L’UNESCO  reconnaît officiellement le ciel nocturne comme partie intégrante du patrimoine mondial à préserver pour les générations futures.
  • 1992 : Le Comité ciel noir de la Fédération des astronomes amateurs du Québec (FAAQ)  a publié plusieurs articles sur la pollution lumineuse dans la revue Astronomie Québec, qui s’adresse à tous les amateurs d’astronomie. Elle est publiée par les Éditions astronomiques, un organisme périphérique à la FAAQ.
  • 2000 : Création au Chili, pays reconnu mondialement pour le prestige de ses observatoires astronomiques, d’un organisme de protection de la qualité du ciel étoilé (Officina para la Protección de la Calidad del Cielo – OPCC).
  • 2003 : Début du Projet de lutte contre la pollution lumineuse de l’ASTROLab, de l’Observatoire et du parc national du Mont-Mégantic.
  • 2003 : La FAAQ, organisme sans but lucratif regroupant les personnes intéressées à l'astronomie, les clubs d’astronomes amateurs et les institutions de vulgarisation en astronomie du Québec, effectue les démarches qui ont mené à la création de la section québécoise de l’IDA.
  • 2007 : Lors de la Conférence internationale pour la défense de la qualité du ciel nocturne et du droit d’observer les étoiles qui s’est tenue sur l’île de La Palma, l’UNESCO fait appel à la communauté internationale et recommande aux gouvernements et autres autorités d’adopter des principes et des objectifs pour défendre le ciel nocturne et le droit à la lumière des étoiles. La déclaration de La Palma
  • 2007 : La région du mont Mégantic est reconnue comme première Réserve internationale de ciel étoilé par l’IDA. 
 
Le Télescope Canada-France-Hawaii et le Télescope à imagerie infrarouge de la NASA (Hawaii)
Source : Richard Wainscoat

L'Observatoire Gemini Sud (Chili)
Source : Keith Raybould
 
Observatoire (La Palma, Îles Canaries)
Source : Chloé Legris
 
Ville de La Palma
Ville de La Palma, Îles Canaries
Source : Chloé Legris