En vedette
Facebook
 
Recherche
 
 
Évaluer l'éclairement d'une surface

L’éclairement excessif constitue une pollution lumineuse et un gaspillage d’énergie. Voilà pourquoi il est préférable de produire un éclairement sobre et uniforme qui permet à l’œil de s’adapter à la luminosité ambiante tout en assurant la visibilité requise. À cette fin, les municipalités situées sur le territoire de la RICE ont adopté des règlements qui indiquent quelles sont les valeurs d’éclairement permises pour les principaux types d’applications.

L’éclairement horizontal est la densité moyenne de flux lumineux qui arrive sur une surface horizontale, généralement au sol. Le fait de limiter l’éclairement horizontal permet de minimiser la lumière réfléchie vers le ciel et, le cas échéant, vers les propriétés voisines.

Pour certaines applications, il peut être nécessaire d’évaluer aussi l’éclairement vertical. Par exemple, l’éclairement au sol d’une rue ou d’un sentier pour piétons peut être relativement faible (moins de 5 lux) si l’éclairement vertical est suffisant, ce qui assure une bonne visibilité des passants. Ce paramètre doit aussi être considéré pour l’éclairage de terrains de sports tels que les terrains de baseball et de football. En effet, pour la pratique de certains sports, il est important d’avoir une bonne vision en hauteur.

 
Les calculs d'éclairement

Pour concevoir un système d’éclairage efficient et respectueux de l’environnement nocturne, il est nécessaire de pouvoir déterminer à l’avance l’éclairement qu’il produira. Il est aussi important d’évaluer à l’avance l’éclairement qui sera généré hors de la propriété afin de minimiser les débordements de lumière. C’est ce que permettent les calculs dits « point-par-point », qui fournissent une cartographie de l’éclairement d’une surface préalablement définie. Ces calculs sont effectués à l’aide de logiciels spécialisés par les ingénieurs, les architectes et les fabricants de luminaires. Une fois les dispositifs installés et mis en fonction, la mesure de l’éclairement réel se fait à l’aide d’un appareil appelé luxmètre.

Il ne faut pas oublier cependant que la performance des luminaires diminue avec le temps du fait de nombreux facteurs tels que l’usure, l’encrassement, les infiltrations, le type d’ampoule, etc. Ce phénomène est pris en compte lors des calculs par l’introduction d’un facteur de maintenance.

Recherchez les données suivantes dans les calculs d’éclairement :

  • Les éclairements moyens au sol : maintenu, minimal et maximal (Emoy, Emin, Emax) ;
  • L’uniformité de l’éclairage, qui se traduit par le rapport Emoy / Emin ;
  • Les sources et leur puissance nominale ;
  • Le facteur de maintenance utilisé.
 
La figure ci-dessous montre un calcul d'éclairement typique.
La figure ci-dessous montre un calcul d'éclairement typique.
Exemple d'un calcul d'éclairement sur une rue. Chaque point correspond à une valeur d'éclairement en lux.

 
FICHE TECHNIQUE DU LUMINAIRE
Symbole
Modèle
Hauteur (m)
Flux (lm)
FM1
Classification IESNA
Helios type 2
70 W
8
6 400
0,8
Cutoff
1 Facteur de maintenance.
 
ÉCLAIREMENT
Éclairement moyen
Emoy(lux)
Éclairement maximal
Emax(lux)
Éclairement minimal
Emin(lux)
Uniformité
Emoy/Emin
8
21
3
2,68


Pour les applications où seules de petites surfaces telles les petits stationnements et les entrées et périphéries de bâtiments doivent être éclairées, il est parfois fastidieux de faire des calculs pour évaluer l’éclairement requis. Pour simplifier l’évaluation de l’éclairement, des « équivalences en lumen/m² » peuvent être utilisées. Il faut cependant se rappeler qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser de fortes puissances pour procurer un éclairement suffisant pour bien voir la nuit. Il est préférable de privilégier en tout temps des puissances lumineuses faibles grâce à l’utilisation d’ampoules au sodium haute pression de 35, 50 et 70 watts! N’hésitez pas à vous inspirer de nos cas types!