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Choisir un bon dispositif d'éclairage
 
De nombreux dispositifs d'éclairage, ampoules et luminaires, peuvent être utilisés pour réaliser concrètement le système que vous aurez conçu. Ici encore, le principe d'économie doit vous guider dans le choix de ces dispositifs. Choisissez ceux qui offrent la meilleure efficacité énergétique et lumineuse et la plus grande durabilité possibles, car ce sont aussi ceux qui procurent les éclairages de plus grande qualité et qui respectent le mieux l'environnement nocturne.


1. Choisir une bonne ampoule

Certains types d’ampoules consomment plus d’énergie que d’autres pour fournir un éclairage équivalent. Choisissez celles qui offrent une bonne efficacité lumineuse.

Le tableau ci-dessous présente un classement des différents types d’ampoules que l’on retrouve sur le marché d’après leur efficacité lumineuse.

 
Classement des principaux types d'ampoules selon leur efficacité lumineuse.


Le tableau ci-dessous établit la correspondance entre le flux lumineux et la puissance nominale pour ces ampoules.

 
Correspondance entre le flux lumineux et la puissance nominale des principaux types d'ampoules.


Les ampoules émettent des longueurs d'ondes dont les intensités relatives varient selon le type d'ampoule. Des appareils appelés spectromètres peuvent mesurer les proportions de chacune des couleurs composant la lumière. Les résultats des mesures sont présentés sur des graphiques qui montrent l'intensité de chacune d'elles. Ces graphiques portent le nom de spectres lumineux.

Les sources lumineuses les plus polluantes pour l’observation des étoiles sont celles qui émettent d’importantes proportions de lumière bleue. C’est le cas des lumières blanches.

La lumière blanche contient toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Comme notre œil voit moins bien la lumière bleue que la lumière jaune, la source doit contenir une grande proportion de lumière bleue pour apparaître blanche. C’est la blancheur de la lumière qui permet d’avoir un bon rendu de couleur. Les ampoules offrant le meilleur rendu de couleur sont malheureusement celles qui polluent le plus! Pour cette raison, l’usage de ces ampoules est réglementé sur le territoire de la RICE.

Les ampoules ont des durées de vie plus ou moins longues et leur flux lumineux a tendance à diminuer dans le temps. Ces caractéristiques dépendent du type d’ampoule choisi et doivent être prises en considération notamment en regard du coût global du système d’éclairage.

 
2. Choisir un bon luminaire

Il existe un vaste choix de luminaires fonctionnels ou décoratifs conçus pour différents types d’applications :

  • l’éclairage de grandes surfaces telles que les routes et les stationnements ;
  • l’éclairage des périphéries de bâtiments telles que les façades, les entrées et les aires de circulation ;
  • l’éclairage des aires de travail et de manutention ;
  • l’éclairage résidentiel ;
  • le balisage.

Quel que soit le type d’application, rappelez-vous que la lumière émise en direction du ciel n’aide pas à mieux voir la nuit et qu’elle constitue une perte et une pollution. Optez donc des luminaires qui diffusent un minimum du flux lumineux au-dessus de l’horizon.

Dans tous les cas, choisissez des luminaires dont l’efficacité est maximale. L’efficacité du luminaire est la proportion du flux lumineux sortant du luminaire par rapport au flux émis par l’ampoule. Toutefois, n’oubliez pas qu’une partie seulement de la lumière sortante est dirigée vers le sol, le reste étant perdu dans l’espace ou en chaleur dans les composantes du luminaire. Prenons l’exemple d’une applique murale dont l’efficacité est de 60 % et comportant une ampoule de 6 000 lumens. Sachant que 15 % du flux de l’ampoule est émis vers le ciel, il ne reste que 45 % du flux total pour éclairer le sol. Ainsi, des 6000 lumens émis par l’ampoule, 3 600 lumens sortent du luminaire et seuls 2 700 lumens sont réellement exploités.

Le tableau ci-dessous indique des efficacités typiques de bons luminaires qui émettent peu ou pas de lumière vers le ciel.

 
Efficacités typiques de bons luminaires qui émettent peu ou pas de lumière vers le ciel.


Concentrez la lumière là où elle est requise en choisissant un luminaire ayant une photométrie adéquate. La photométrie d’un luminaire réfère à la façon dont il distribue le flux lumineux produit par l’ampoule qu’il contient.

Par exemple, pour l’éclairage d’une rue, choisissez un luminaire qui émettra un minimum de lu-mière du côté des maisons et un maximum de lumière du côté de la rue (voir la figure ci-dessous). Le rapport photométrique fourni par le fabricant décrit la distribution du flux lumineux autour du luminaire. Utilisez-le pour choisir le luminaire qui sera le mieux adapté à vos besoins.

 

Un bon luminaire routier doit émettre un minimum de lumière du côté des maisons et un maximum de lumière du côté de la rue. La distribution du flux lumineux dans les différentes directions est décrite selon la nouvelle classification IESNA TM-50.



Enfin, le principe d’économie impose le choix de luminaires faciles d’entretien et munis de performances mécaniques assurant la plus grande durabilité possible. Assurez-vous qu’ils soient faits de matériaux durables. Évitez les lentilles en polycarbonate ou en acrylique et optez pour celles en verre trempé. Enfin, assurez-vous que leur étanchéité soit optimale et conforme à la norme IP65.



Démystification de la classification des luminaires par l’IESNA

Le design d’un luminaire joue un rôle déterminant dans la façon dont la lumière est émise dans l’environnement. Comme ce design peut être très varié, la distribution du flux lumineux le sera tout autant.

L’IESNA propose une classification des luminaires, nommée « classification cutoff », qui a été conçue principalement pour contrôler l’éblouissement généré par la lumière émise à moins de 10° sous la ligne d’horizon. Quatre catégories ont été créées :

  • les luminaires sans défilement (non-cutoff)
  • les luminaires semi-défilés (semi-cutoff)
  • les luminaires défilés (cutoff)
  • les luminaires défilés absolus (full-cutoff)

Comme cette classification ne permet pas de définir exactement la proportion de flux lumineux émis au-dessus de l’horizon, seule la catégorie « défilé absolu » peut garantir qu’aucun flux lumineux n’est émis vers le ciel. Cette classification est fréquemment utilisée à tort pour guider ou réglementer le choix de luminaires qui n’envoient pas de lumière vers le ciel. Cependant, il faut savoir qu’un luminaire appartenant à une autre catégorie peut émettre moins de 1% de flux lumineux vers le ciel tout en offrant une meilleure efficacité vers le sol. Pour cette raison, les règlements adoptés dans la région du mont Mégantic sont basés sur la limite de 1% de lumière émise vers le ciel et non uniquement sur la classification IESNA, ce qui laisse un plus vaste choix parmi les luminaires performants. Il ne faut pas oublier que c’est le rapport photométrique qui contient toutes les informations pertinentes!

L’IESNA a défini la classification ci-dessus en 1963. Or, depuis quelques années, les villes sont aux prises avec des problèmes reliés à la pollution lumineuse, et plus particulièrement à la lumière intrusive et à l’éblouissement. Les plaintes fusent de toutes parts et une nouvelle classification s’impose pour mieux définir les caractéristiques des luminaires.

En 2007, l’IESNA a révisé sa classification dans le but d’offrir une évaluation plus précise de la distribution de la lumière émise. Un article décrivant brièvement la nouvelle classification a été publié en juillet 2007 dans la revue Électricité Québec.